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Les fondations de La Rochelle

 

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Une vocation inattendue : le père Vatel
L'itinéraire des premières Filles de La Sagesse à La Rochelle
Montfort réorganise les écoles charitables de La Rochelle
L'hôpital Saint-Louis

 

Une vocation inattendue : le père Vatel

 

Montfort donne une retraite chez les religieuses de la Providence de la Rochelle. Il a l’intuition que sa parole ne passe pas chez l’un de ses auditeurs.
   - « Il y a ici, quelqu’un qui me résiste. Je sais que la parole de Dieu me revient ; mais, cet homme ne m’échappera pas ! »
Or, dans l’auditoire, un jeune prêtre, qui vient d’entrer, se sent intérieurement visé par cette apostrophe.
Ancien élève du Séminaire du Saint-Esprit, il a demandé à l’archevêque de Paris des pouvoirs pour partir aux Missions étrangères et il arrive à La Rochelle en vue de s’y embarquer pour les Indes. Inquiet sur la validité des pouvoirs qui lui ont été accordés, il cherche à consulter Mgr de Champflour. Et c’est ainsi qu’il entre, fortuitement, dans cette chapelle au moment d’un sermon.
Il rejoint le prédicateur à la sacristie :
   - « Sans doute est-ce moi que vise votre apostrophe ? ».

Montfort vient de lire une lettre dans laquelle un prêtre, qui a promis de l’aider, se dérobe…
   - « Vous êtes le remplaçant que le Bon Dieu m’envoie. Il faut que vous veniez avec moi pour que nous travaillions ensemble ! »
   - « Impossible ! Je suis engagé sur un bateau comme aumônier. Le capitaine m’a avancé cent écus… »
   - « Qu’à cela ne tienne ! Monseigneur lui remettra cet argent… »
C’est ainsi, que Monsieur Vatel devient le fidèle auxiliaire de Montfort et le premier membre de la Compagnie de Marie.

 

L’itinéraire des premières Filles de la Sagesse à La Rochelle

 

1711 

Juin1713 

 
Début 1715


23 Mars 1715

28 Mars 1715

Première arrivée de Montfort à La Rochelle.

Marie-Louise de Jésus et Catherine Brunet, qui sont à l’hôpital général de Poitiers, sont invitées par Montfort à se rendre à La Rochelle : « Tenez-vous prêtes pour venir à La Rochelle ».
 
Dans une seconde lettre, Montfort réitère sa demande : « Partez pour La Rochelle… car si on ne hasarde quelque chose pour Dieu on ne fait rien de grand pour Lui » (Lettre27).

« Partez ma chère fille, partez au plus tôt » (Lettre 28)

Marie-Louise et Catherine arrivent à La Rochelle.

15 Avril 1715









Mai 1715 
 

Montfort rencontre Marie-Louise au « Petit-Plessis » : « Voyez ma fille, voyez cette poule qui a sous ses ailes ses petits poussins ; avec quelle attention elle en prend soin, avec quelle bonté elle les affectionne. Eh bien, c’est ainsi que vous devez faire et vous comporter avec toutes les filles dont vous allez être désormais la mère. »

Marie-Louise ouvre sa première école gratuite pour les enfants pauvres 

3 Août 1715
 
21 Août 1715 

Approbation des règles de la Sagesse par Mgr de Champflour

Catherine Brunet entre à l’hôpital Saint-Louis

22 Août 1715 






14 Avril 1716  



28 Avril 1716 

 Janvier 1719 
  

En l’église Saint-Joseph de la Providence : première profession religieuse de Marie-Louise Trichet (Sœur Marie-Louise de Jésus) et Catherine Brunet (Sœur de la Conception) et prise d’habit de Marie Valleau (Sœur de l’Incarnation) et Marie Régnier (Sœur de la Croix)

Montfort écrit une dernière lettre à Marie-Louise : « Je ne vous oublierai jamais pourvu que vous aimiez ma chère Croix » ; (Lettre 34)

Mort de Montfort à Saint-Laurent-sur-Sèvre

Marie-Louise et Catherine quittent La Rochelle pour Poitiers. 

Profession et prise d'habit

1720



1719 à 1725  








1725


 

La communauté de la Sagesse s’installe à Saint-Laurent-Sur-Sèvre près du tombeau de Louis-Marie de Montfort.

 Les sœurs restées à La Rochelle, sans directives précises, après une période de flottement, se regroupent dans la communauté Saint-Nicolas et se mettent sous la direction du chanoine Bourgine (secrétaire de l’évêque de La Rochelle) d’où le nom de « bourginettes ».

 Tentative directe de Marie-Louise pour rallier les sœurs de La Rochelle à la communauté de Saint-Laurent : deux mois de séjour pour refaire l’unité.






A partir de 1725

Catherine Brunet retourne à l’hôpital Saint-Louis, accompagnée de quatre sœurs de Saint-Laurent et du Père Vatel comme aumônier.

* 14 décembre : décès de Catherine Brunet. Elle est inhumée dans la chapelle de l’hôpital.

 Les Bourginettes sont définitivement réunies à la communauté de la Sagesse de Saint-Laurent.

Montfort réorganise les écoles charitables de La Rochelle

 


Les projets

La ville reste en majorité protestante. Il apparaît à Montfort, en accord avec l’évêque de La Rochelle, Mgr de Champflour, qu’un bon moyen d’évangéliser est d’établir des écoles charitables. La pauvreté des familles empêche de nombreux enfants de fréquenter les écoles payantes… Mais reste le problème des maîtres et des maîtresses.
 

Les maîtres

Montfort fait alors appel à ses deux Filles de la Sagesse : Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet. Il leur demande de quitter l’hôpital de Poitiers, et leur confie la charge d’instruire les petites filles.
Il désigne aussi quatre de ses Frères pour s’occuper des garçons.
 

Les implantations d’écoles à La Rochelle

* pour les garçons :Maison Clémençon, 42 rue du Brave Rondeau, au chevet de l’église des Jacobins ; de 1715 à 1728.
Rue Saint-Louis (près de la chapelle de l’hôpital) jusqu’en 1791.
 

* Pour les filles  : Rue du Collège (entre chapelle du collège et rue des Cordouans) (1715)
Rue Echelle de la Couronne (auberge du Chapeau-Rouge) (1716)
Rue du Petit Saint-Jean – Rue Saint-Louis (fin 1716 à 1728)
Montfort participe à la restauration des bâtiments. L’évêque soutient et finance.
 

Organisation, fonctionnement, pédagogie

Le missionnaire pourvoit lui-même à tous les détails de l’organisation avec la compétence d’un professionnel. Un horaire est établi, punitions comme récompenses sont prévues avec précision. Dans chaque salle, neuf bancs, disposés en gradins, en sorte qu’en enseignant, le maître garde tout son monde sous les yeux. Et sur chaque banc un moniteur est chargé de faire répéter et réciter les leçons.
 

L’orientation des Congrégations

L’orientation des Filles de la Sagesse et des Frères de Saint-Gabriel, vers la mission éducative, surtout en faveur de l’enfance pauvre (sous des formes très diverses aujourd’hui à travers le monde) s’origine profondément et durablement dans le cadre des missions de Montfort à La Rochelle de 1711 à 1715.

 

 

L'hôpital Saint-Louis


On s’occupe des enfants, mais pas encore des pauvres, l’occasion naît bientôt d’aller à eux. On demande à M. de Montfort une de ses religieuses pour remplacer la gouvernante laïque de l’hôpital de La Rochelle. Saisissant cette occasion d’étendre les œuvres, il désigne pour ce poste la sœur de la Conception.
Le 21 août 1715, Catherine Brunet entre à l’hôpital Saint Louis. Très ardente au travail, elle n’a pas encore acquis la mesure qui proportionne l’action au caractère et aux exigences du milieu. Trop pressée d’agir, elle se heurte à des difficultés qui font naître chez elle le découragement.

 Montfort lui permet de regagner la maison-mère. L’établissement des Filles de la Sagesse à l’hôpital de La Rochelle est, du coup, retardé. En 1725, Catherine Brunet retourne à l’hôpital Saint-Louis, accompagnée de quatre sœurs de Saint-Laurent et du Père Vatel comme aumônier.

 

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